Débat public en auvergne : homoparentalités, homophobies, transphobies

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Les associations AGILE, APGL (Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens) et ALHERT (Agir et Lutter contre l’Homophobie par l’Éducation au Respect de Tous) organisent un débat public avec les représentants des candidats aux élections présidentielles et législatives le 24 mars 2012 à Clermont-Ferrand (Espace LGBT 28 Avenue Marx Dormoy).

Nos associations interpelleront ainsi les politiques présents sur les évolutions législatives qu’ils s’engagent à mener pour permettre une reconnaissance du lien de filiation des enfants vis-à-vis de tous leurs parents dans les différentes configurations homoparentales, mais aussi pour l’ouverture du mariage et l’accès à l’adoption conjointe par les couples de même sexe et pour l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) à toutes les femmes.
Elles interrogeront également ces politiques sur les mesures qu’ils envisagent de prendre pour favoriser la formation des professionnels de l’éducation afin de sensibiliser les enfants, dès l’école, à la diversité des schémas familiaux. Comment envisagent-ils par ailleurs de garantir le droit des familles homoparentales dans le monde du travail ? Que proposent-ils pour lutter efficacement contre l’homophobie et la transphobie ?

A l’issu de ce débat, nous communiquerons publiquement sur les réponses des différents partis représentés – ou sur leur éventuelle absence.

Télécharger notre communiqué de presse.

Venez nombreux !

Communiqué de presse : les propos de Christian Vanneste sont odieux et intolérables…

Négation de la déportation Homosexuelle : nouvelle sortie homophobe de Christian VANNESTE !

Les Propos de Christian VANNESTE sont odieux et intolérables, il salit l’assemblée nationale à laquelle il appartient et par là même toute la France !

L’association ALHERT’ condamne avec la plus grande fermeté les propos négationnistes de C. VANNESTE en date du 10 février 2012 : « Il y a aussi des légendes qui sont répandues. Par exemple, il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels. Il faut être très clair là aussi. […] En Allemagne, il y a eu la répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à peu près 30 000 déportés. Et il n’y en a pas eu ailleurs. Et notamment en dehors des trois départements annexés, il n’y a pas eu de déportation homosexuelle en France. ».

La condamnation de ces propos par l’UMP et par le candidat-président Nicolas Sarkozy est la moindre des choses et nous ne pouvons qu’espérer que l’exclusion annoncée de Christian VANNESTE de l’UMP sera effective et définitive. Nous n’avons pas oublié les précédents « dérapages » de Christian VANNESTE qui avant de s’attaquer à « ce détail de l’histoire » avait déjà exprimé ses similitudes de pensée avec l’ancien président du Front National. Il ne suffira pas à l’UMP et au candidat-président Nicolas Sarkozy de se « racheter » suite à leurs déclarations contre l’égalité des droits pour les couples homosexuels et les familles homoparentales, en condamnant les propos de Christian VANNESTE. Les associations et les militants contre les discriminations parmi tous les citoyens attendent que la République et ses institutions soient protégées du négationnisme et de l’homophobie.

Nous tenons à rappeler avec détermination que toutes les identités de genre sont égales, que toutes les orientations sexuelles sont égales et que tous les êtres humains quelle que soit leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre sont égaux. De ce fait, ALHERT’ défend l’égalité des droits pour tous les êtres humains quelle que soit leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre.

Les propos de Christian VANNESTE encouragent les discriminations et la haine et nous leur opposons les valeurs humaines et humanistes qui nous animent dans notre volonté de développer le Bien Vivre Ensemble.

Anaïs LARDERET
Présidente de ALHERT’

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Alhert’ soutient la proposition de loi pour l’égalité des délais de prescription :

Nous soutenons la proposition de loi de Madame la Députée Catherine Quéré, c’est pourquoi nous avons envoyé aux 10 députés auvergnats le courrier suivant concernant la proposition de loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 :

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Cette loi définit les régimes des crimes et délits de « discrimination commis par voie de presse ou par tout autre moyen » à l’encontre d’une personne, en raison de son origine, de son ethnie, de sa race vraie ou supposée, de sa religion, d’une part, ou de son sexe, de son orientation sexuelle ou de son handicap d’autre part. Alors que ces infractions sont considérées aujourd’hui comme équivalentes au regard de l’échelle des peines encourues, il faut rappeler que le délai de prescription de l’action publique est fixé, par l’article 65 de la loi de 1881, à douze mois pour toutes les infractions à caractère racial ou religieux et seulement à trois mois si le critère constitutif de l’infraction est l’homophobie, le handicap ou le sexisme.
En l’état, ces dispositions induisent une hiérarchisation des critères de discriminations. De plus, comme le rappel le Collectif Contre l’Homophobie qui accompagne des victimes dans leurs recours en justice, ce délai de trois mois est bien trop bref aux vues des délais imposés actuellement par la justice pour instruire ce type d’affaire.En effet, en 7 ans, ce collectif a accompagné une centaine de victimes ayant déposé plainte pour injures liées à l’orientation sexuelle et dans quasiment quatre cas sur cinq ces procédures n’ont pu aboutir à cause d’un problème de délai de prescription trop court (lenteur de l’enquête sans acte de procédure interrompant les délais de prescription ; surcharge de travail au Parquet …)

La proposition de loi n°3794 permettrait de mettre fin à cette situation en fixant également à douze mois le délai de prescription de l’action publique lorsque le critère de discrimination est lié au sexe, à l’orientation sexuelle ou au handicap et ainsi d’égaliser le traitement de ces affaires quelques soit le type de discrimination.

L’association ALHERT’ _ Agir et Lutter contre l’Homophobie par une Éducation au Respect de Tous_ soutient ce projet de loi qui s’inscrit pleinement dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité de tous. Au nom de tous les adhérents et sympathisants d’ALHERT’, je vous demande d’accueillir favorablement ce projet de loi qui sera discuté et voté les 17 et 22 novembre prochains à l’Assemblée Nationale.

Cette démarche citoyenne a d’autant plus de sens que, malheureusement, notre territoire n’est pas épargné par les violences homophobes. En effet, nous avons pu une nouvelle fois en faire le constat, en octobre dernier à Clermont-Ferrand, lors de l’agression de deux personnes en raison de leur orientation sexuelle.

Comptant sur votre soutien, dans ce sens, je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la députée, Monsieur le député, l’expression de ma haute considération.

Allongement du délai de prescription à 1 an pour injures homophobes, sexistes et handiphobes.

Mardi 22 novembre, l’Assemblée Nationale a adopté, à la quasi unanimité (473 pour et 4 contre) la proposition de loi de Catherine Quéré, portant le délai de prescription à 1 an pour les injures publiques homophobes, sexistes et handiphobes. Il faut maintenant que le texte passe au Sénat.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette avancée pour l’égalité des victimes devant la loi et qui met fin à la hiérarchisation des discriminations. Toutefois, nous regrettons que les propositions d’amendements de Martine Billard sur les critères de l’identité de genre et de l’état de santé dans la loi sur la presse aient été refusées par le gouvernement.

Nous demandons donc que les critères d’identité de genre et de sérophobie fassent l’objet d’un ajout à la liste de l’article 225-1 du code pénal. Nous demandons également que la discrimination qui persiste pour les délais de prescription des injures homophobes, sexistes et handiphobes non publiques (3 mois contre 1 an pour injures racistes) cesse.