Evoquer les discriminations liées à l’histoire du SIDA

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, Alhert’ est intervenue, le mercredi 27 novembre 2012, auprès de toutes les classes de 4e et de 3e du collège de Beaumont, au côté de la Compagnie du Souffleur de verre.

Après une présentation du spectacle « Angels in America » programmé le 1er décembre au Tremplin, Cédric Veschambre a fait une lecture de l’interview de D. Lapierre à Apostrophes (1990), présentant les débuts de l’épidémie. Une discussion s’est engagée autour de la triple discrimination entre les homosexuels, les Africains et les femmes, qui est responsable du développement rapide de la pandémie.

Cette intervention est soutenue par AIDES.

Un sujet encore tabou : l’homophobie dans le monde du travail

Alhert’ est intervenue auprès de deux groupes d’élèves de 2e année de CAP du lycée des métiers Marie Curie (Clermont-Ferrand) pour analyser les discriminations sexistes et homophobes dans le monde professionnel.

Au cours de deux séances de deux heures, les élèves ont d’abord analysé, en groupe et à partir de situations concrètes, les représentations liées à l’orientation scolaire en matière de genre (métiers typiquement masculins ou féminins, motivations des parents et des équipes éducatives, contre-argumentations pour sortir de ces schémas).

Après avoir clarifié les concepts de stéréotypes et de discrimination, les lycéens ont repéré, dans des études de cas, ce qui relevait de discrimination directe, indirecte ou d’auto-discrimination.

Quelques chiffres ont permis d’insister sur l’importance des discriminations sexistes et homophobes ; l’analyse des textes de loi réprimant ces comportements nous a conduit à discuter de leurs impacts individuels et collectifs, et aux recours possibles.

Deux heures bien remplies, entre discussions, propositions ludiques ou plus scolaires, pour sensibiliser ces jeunes, à l’aube de leur insertion professionnelle, aux discriminations homophobes ou sexistes, les aider à les repérer et à les combattre.

Combattre les injures homophobes

Le 6 juin 2012, Alhert’ est intervenue auprès d’une classe de 3ème DP6 du lycée des métiers Marie Curie (Clermont-Ferrand) pour réfléchir à l’impact des injures homophobes.

Après avoir présenté le clip tourné dans le lycée, et précisé le contexte de la journée internationale de lutte contre l’homophobie du 17 mai, nous avons discuté avec les élèves des comportements homophobes.

Nous leur avons ensuite proposé un jeu autour d’un glossaire présentant quelques injures homophobes au fil des siècles : après avoir associé les mots et leurs définitions, ils ont essayé de relever les stéréotypes associés (médicaux, sexistes, sexuels…).

La projection d’un court-métrage de l’INPES nous a permis d’aborder le processus du rejet, l’impact individuel et collectif des injures, et les recours possibles. Les élèves avaient beaucoup de choses à exprimer sur ce sujet…

Les évaluations qui ont clos cette séance de deux heures ont montré que les élèves l’ont beaucoup appréciée, dans les sujets abordés, l’approche par les vidéos et la liberté de ton.

Inclure la lutte contre l’homophobie dans l’éducation à la vie affective et sexuelle

Le 21 mai 2012, Alhert’ est intervenue auprès d’une classe de 3e du collège Anna Garcin-Mayade (Pontgibaud) dans le cadre de l’éducation à la vie affective et sexuelle.

L’association intervenait en accompagnement des équipes du collège pour répondre plus spécifiquement aux questions que les adolescents se posaient (et formulaient sur des petits papiers anonymes) concernant l’homosexualité : comment savoir si l’on est homosexuel quand on est ado ? quels sont les rapports homosexuels ? Des personnes homosexuelles peuvent-elles avoir des enfants ? y a-t-il des lieux interdits aux homosexuels ? etc.

Après ce temps de discussion, une deuxième heure a été consacrée aux pratiques à risque et aux moyens de réduire les risques de contamination par le VIH, à partir d’un jeu réalisé par le CADIS.

Cette intervention a permis de faire tomber un certain nombre de stéréotypes, et de réduire ainsi homophobie et sérophobie.

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