Qu’est ce que le 17 mai?

Aprés d’autres initiatives comme la « Journée nationale contre l’homophobie » de juin 2003 lancée par la Fondation Emergence dans la province du Québec au Canada, Louis-Georges Tin, professeur d’université français, militant pour les droits des noirs et des personnes LGBT a lancé en Août 2004, une initiative vidant à créer une journée contre l’homophobie aui ait une portée mondiale. C’est ainsi que nait le 17 mai 2005 la 1ère Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie (International Day Against Homophobia – IDAHO).

Le choix de la date du 17 mai n’est pas le fruit du hasard. Il s’agissait de commémorer la décision de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le 17 mai 1991, de retirer l’homosexualité de la liste des troubles mentaux. Cette date, vécue comme une victoire, porte donc une symbolique positive et est une invitation pour l’OMS à reproduire aujourd’hui, pour les personnes transidentitaires, ce qu’elle a fait hier pour les personnes homosexuelles.

17mai

Aujourd’hui, l’Argentine, la Belgique, le Brésil, le Costa-Rica, l’Espagne, la France, le Luxembourg, le Mexique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, soit 10 pays, ainsi que l’Union Européenne reconnaissent officiellement la Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie. Dans d’autres pays, la Journée a été reconnues par des conseils locaux, des gouvernements régionaux ou des villes.. en attendant que les appels lancés par les membres de la société civile aux Etats soient entendus. Dans les faits, des évènements sont organisés à l’occasion du 17 mai dans 90 pays.

200 millions de personnes environ ont été touchées par les campagnes lancées pour la Journée Mondiale en 2011

Exemples d’actions :

La Journée Mondiale est l’occasion pour les associations mais également pour les organisations et institutions de mettre en lumière leur travail en matière de lutte pour les droits des personnes LGBT.
Voici quelques exemples d’actions mise en place à l’occasion de l’édition 2011.

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«Curas que Matan» (Thérapies mortelles) est une campagne créée et mise en place par les associations de 12 pays d’Amérique latine. Cette campagne a pour objectif de mettre en lumière le danger des «thérapies» qui visent à guérir les personnes de leur homosexualité.

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Au Cameroun, une alliance de groupes de droits de l’homme et d’activistes LGBT a organisé un module de formation pour des juristes, des défenseurs de droits de l’homme et des avocats sur la façon d’aborder les questions juridiques liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Cet atelier aspirait à augmenter la capacité des parties prenantes pour éviter des arrestations, faire face aux procédures et libérer les suspectsincarcérés. Une journée a également été organisée par et pour la communauté LGBT de Douala, avec un débat sur l’Homosexualité et la Foi et une célébration communautaire.
Pour rappel, le Cameroun s’est illustré à plusieurs reprises ces dernières années par de nombreuses arrestations de militants LGBT dénoncées par la presse internationale.

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A l’occasion du 17 mai, plusieurs agences des Nations Unies ( HCDH , PNUD , ONUSIDA, OMS* ) ont collaboré pour éditer en trois langues une brochure intitulée « Les Nations Unies prennent position : Combattre la discrimination sur la base de l’orientation et de l’identité sexuelles ». Le brochure contient notamment une compilation des prises de parole des leaders des agences en faveur des droits LGBT.

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A l’occasion du lancement de son nouvel album, le quotidien gratuit METRO offre la place de rédacteur en chef à Lady Gaga. La chanteuse choisit volontairement la date du 17 mai pour prendre les commandes des 19 éditions nationales et consacre 2 pages à la lutte contre les discriminations faites aux LGBT.

*Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme, Programme des Nations Unies pour le Développement, rogramme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA, Organisation Mondiale sur la Santé

17 mai 2012 : l’homophobie c’est pas qu’une affaire de pd !

« Quand des individus sont attaqués, maltraités ou emprisonnés en raison de leur orientation sexuelle, nous devons nous exprimer. Nous ne pouvons pas rester silencieux. Cela est d’autant plus vrai dans les cas de violence. Ce ne sont pas seulement des agressions contres des personnes. Ce sont des attaques contre nous tous. »
Ban Ki-Moon, Secrétaire Général des Nations Unies à l’occasion de la Journée des Droits de l’Homme le 10 décembre 2010

Il paraît encore important aujourd’hui de rappeler que les droits des personnes LGBT (Lesbienne, Gay, Bi, Trans) font partie intégrante des Droits humains. Si leur défense ne peut pas se faire sans les LGBT, elle ne peut pas non plus se construire uniquement avec eux.
C’est le rôle de la société toute entière de se rebeller contre toutes les discriminations, quels qu’en soient les motifs. Peu importe donc que l’on soit hétéro, homo, bi, que l’on se vive femme, homme ou au-delà de ces genres, que l’on soit d’une religion ou d’aucune, ou que l’on vienne d’une ethnie ou d’une autre, nous avons tous un rôle à jouer dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité face aux droits humains. Une place existe pour chacun et il nous faut la prendre !

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ALHERT’ croit qu’il existe une réelle richesse dans la diversité de ceux qui luttent pour les droits humains et plus particulièrement les droits LGBT, c’est pourquoi ses militants ont décidé pour leur premier projet de mettre en avant cette diversité, leur diversité, et de mobiliser ceux qui ont peut-être trop longtemps pensé que la lutte contre l’homophobie n’était pas leur combat. La mise en oeuvre du projet lui-même a permis à ceux qui l’ont souhaité de prendre leur place dans la lutte contre l’homophobie. Plusieurs personnes, comédiens ou techniciens, ne sont pas des militants de l’association et ont pourtant accepté de participer bénévolement parce qu’ils ont cru en ce message et qu’ils ont souhaité le partager.

Plus particulièrement adressé à un public adolescent ou de jeunes adultes, ce court métrage d’1 minute 30, montre une scène qui pourrait avoir lieu dans n’importe quel lycée ou université. Il s’appuie d’une part sur les interrogations d’un jeune homme qui n’imagine pas sa place à une manifestation organisée pour la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, et d’autre part sur celles d’un couple hétérosexuel, participant à cette manifestation, qui ne comprend pas comment on peut croire que la lutte contre l’homophobie est réservée aux gays.

Le court métrage sera diffusé sur les sites suivants :

Une proposition a été faite à plusieurs cinémas de l’agglomération clermontoise de diffuser le film le 17 mai avant chaque séance.

Les médias sont invités à diffuser le court métrage et pourront recevoir un exemplaire DVD sur simple demande.

Le dossier de presse est téléchargeable en cliquant ici


SYNOPSIS

A la sortie des cours, un lycéen reçoit un tract concernant une manifestation contre l’homophobie. Il croise alors Anatole, un de ses amis, qui l’interroge sur le contenu du tract qu’il tient à la main. Anatole semble être déjà au courant de la manifestation et demande à son camarade s’il pense y aller. Etonné par la question, ce dernier répond que non. Il n’est « pas PD, enfin homo ». Il n’y voit donc pas sa place. Etonné, Anatole indique que lui, il compte s’y rendre, ce qui surprend son camarade qui demande à demi-mots à Anatole s’il est…gay. Ce dernier réagit vivement en lui disant qu’il n’a rien compris. C’est à ce moment qu’arrive la petite amie d’Anatole. Celui-ci embrasse la jeune fille avant de se retourner pour dire qu’ils seront présents tous les deux à la manifestation parce que « L’homophobie, c’est pas qu’une affaire de PD! ».


LE PARTENARIAT

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« Le Lycée des Métiers Marie Curie entend proposer à chaque élève son propre parcours d’excellence, sans qu’il ait à souffrir de discrimination, quelle qu’elle soit.

Ainsi, un jumelage a été noué avec le Musée d’Art Roger Quillot (MARQ) mais aussi un partenariat avec l’Ecole Supérieure de Commerce pour que les élèves des milieux défavorisés scolarisés à Marie Curie puissent aussi intégrer une grande école.

Aujourd’hui, c’est avec l’Association ALHERT que le lycée s’associe pour lutter contre l’homophobie.

Un court-métrage d’une minute trente a été tourné dans l’établissement : il servira de support à de nombreuses interventions à destination des différentes classes en liaison avec les professeurs et le CESC.

Ledit court-métrage sera diffusé en avant première à l’ensemble des 170 élèves internes, en présence des acteurs et de la présidente de l’association le jeudi 3 mai à 17h15.

Les membres du Conseil d’Administration et des représentants du Rectorat seront présents. »

M. CATHELIN – Proviseur du lycée professionnel Marie Curie de Clermont – Fd

17 mai 2013 : homo, bi, hetero, tout se vit, tout se vaut !

A l’occasion du 17 mai, journée internationale de lutte contre l’homophobie, le Conseil Académique à la Vie Lycéenne de l’académie de Clermont-Ferrand vous présente leur court-métrage pour lutter contre l’homophobie à l’école.
Avec le soutien de l’association ALHERT’ et du Conseil Régional Auvergne

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Genèse

Lors de la première réunion du CAVL en décembre 2012, les élus lycéens ont fait le choix de travailler sur la thématique des discriminations, et notamment l’homophobie, en créant une commission de travail. Ce projet de la commission de lutte contre les discriminations du CAVL vise à sensibiliser lycéens et collégiens au thème des discriminations en raison de l’orientation sexuelle. Il s’inscrit dans le cadre global du bien-être à l’école et du « vivre ensemble ». En février 2013, lors des journées de formation des élus, l’association ALHERT’ (Agir et Lutter contre l’Homophobie par une Education au Respect de Tous) est intervenue auprès des lycéens membres de la commission. Les élus ont pu notamment verbaliser les raisons qui les ont motivé à engager dès le début de leur mandat un travail sur la lutte contre les discriminations et de mieux comprendre les mécanismes de l’homophobie. C’est à cette occasion que ALHERT’ a proposé aux élus de mener un projet commun.

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Le court-métrage

Le court métrage « Homo, Bi, Hétéro, tout se vit, tout se vaut ! » est né de la rencontre de ces deux envies. Si l’association a apporté l’idée de créer un court métrage ainsi que les moyens de le réaliser grâce au soutien financier du Conseil Régional Auvergne, ce sont les élus du CAVL qui ont pris pleinement possession du projet en décidant du contenu et des messages, en écrivant le synopsis, en jouant devant la caméra et en choisissant les scènes à monter.

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La diffusion

Le court-métrage étant à destination des lycéens et collégiens, il sera diffusé via les espaces numériques de travail (ENT) des établissements, le site académique et le site national de la vie lycéenne.

Pour visionner le court-métrage :
http://www.ac-clermont.fr/eleve/vie_lyceenne/
http://www.alhert.org/

Les impressions des lycéens


Sur l’homophobie et les discriminations en général

« Nous avons pris conscience du fait que, malheureusement, et aujourd’hui plus que jamais, l’homophobie (et tout type de discrimination) était extrêmement répandue en milieu scolaire, devenant même un acte banal et quotidien. »

« On a choisi les discriminations parce qu’elles sont omniprésentes, un peu partout. Partout on entendra des gens dévaloriser des gens qui ne sont « pas comme nous » entre guillemets. Et puis c’est l’âge où on se construit. Ne pas avoir des idées négatives sur les gens qui nous entourent, je pense que c’est bien. »

« C’est un âge où on se construit, on développe notre esprit critique, alors c’est dur le regard des autres. C’est là où l’on peut recevoir en même temps des choses. C’est le bon moment car on est un peu plus mûr qu’au collège et on n’a pas encore nos idées bien fixées donc c’est un âge où on peut plus faire bouger les choses. »

« C’est un sujet très actuel. Lutter contre les discriminations ça permet de mieux comprendre les débats actuels. »

« L’éducation à la tolérance est vraiment nécessaire. Travailler sur tout ça et un travail d’éducation fait par des élèves ça peut être plus efficace, ça fait moins leçon de morale. Pour l’homophobie en particulier, c’est parce que c’est un tabou au lycée, on en parle pas vraiment. L’amour c’est important dans la vie d’un individu et c’est dommage d’empêcher qu’il exister. »

« C’est un acte utile de lutter contre les discrimination parce que justement on est à un âge où on est en train de se construire, où on peut s’ouvrir à la tolérance. En plus, comme l’homophobie c’est un peu une peur, une incompréhension, sensibiliser contre les discriminations ça peut vraiment être efficace et vraiment changer les choses. »

« On a plein de points communs en fait. Il fallait juste qu’on comprenne ça. »

Sur le projet

« Ce qui m’a vraiment plu, c’est le fait que ce court-métrage ait réellement été réalisé par nous, d’un bout à l’autre. Nous avons eu les idées de départ, nous avons trouvé ensemble un synopsis, avec l’aide des membres de l’association, et nous avons joué ce que nous imaginions […] Nous étions libres d’imaginer, dans la limite du réalisable, c’est pourquoi ce court-métrage nous parle vraiment. »

« Après avoir participé à ce projet, je me sens utile et heureuse de dénoncer les discriminations et de tenter de les combattre. « 

« J’ai trouvé la journée de tournage ainsi que le projet avec l’association ALHERT’ très enrichissant.»

« C’était très intéressant d’être au cœur d’un projet tel que la lutte contre l’homophobie, j’espère que ce court-métrage va sensibiliser les jeunes sur cette homophobie qui ne devrait plus être d’actualité dans notre monde. »

« Un aventure humaine à vivre, travailler avec cette association c’est juste une chance inouïe en fait, avoir l’opportunité de défendre cette idée et de réaliser ce clip pourra peut-être changer le regard des gens et si ça peut les toucher le pari est gagner c’est le but, on aura la satisfaction d’avoir fait une action qui nous a tenu vraiment à cœur. »


L’ÉDUCATION NATIONALE ET LA LUTTE CONTRE L’HOMOPHOBIE

Dans son rapport annuel 2012 portant sur les données de 2011, l’association SOS Homophobie constate une augmentation des témoignages d’homophobie et de transphobie dans le milieu scolaire. La première manifestation de l’homophobie reste l’insulte qui est de plus en plus banalisée, dite sous couvert de l’humour. Si les insultes ne sont parfois pas utilisées dans la volonté de s’attaquer à l’orientation sexuelle réelle d’une personne, il ne faut pas oublier qu’elles sont également un outil de harcèlement dont le but est de blesser volontairement les personnes homo, bi ou trans. Il convient de se rappeler que les mots ont un sens et que, quelle que soit la volonté première des personnes qui utilisent ces insultes, la banalisation de ces paroles qui associent l’homosexualité à un concept négatif engendre un climat difficile pour les jeunes homos, bi et trans. Il n’est pas rare que l’homophobie se manifeste également par des violences physiques ou du racket. Ces actes peuvent entrainer des conséquences désastreuses notamment auprès des plus jeunes qui ne trouvent parfois pas d’autres recours que la tentative de suicide.

L’éducation nationale a donc une part importante à prendre dans la lutte contre l’homophobie, comme dans la lutte contre toutes les discriminations. Ces dernières années, outre les interventions d’associations organisées dans les établissements, l’éducation nationale a promu deux projets d’envergure :

  • la diffusion auprès des élèves de ressources pour apporter à ceux qui en ont besoin une aide ou un accompagnement individualisé. Au printemps 2012, pour la troisième année consécutive le ministère s’est associé à une campagne de promotion de la Ligne Azur. Un kit de communication comprenant affiches et cartes mémo a été adressé à tous les collèges et lycées ;
  • le ministère s’est associé à la diffusion dans les établissements des courts métrages de la série « Jeune et homo sous le regard des autres », en septembre 2010. Cet outil de lutte contre l’homophobie proposé par l’INPES comprend cinq courts métrages et un livret d’accompagnement pédagogique. Les scénarios ont été écrits par les jeunes, dans le cadre d’un concours présidé par André Téchiné, réalisateur et scénariste.

La délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire préconise dans son rapport d’étape de février 2013 de « renforcer la prévention et le traitement du harcèlement, dont un élève sur vingt se dit aujourd’hui victime de manière sévère ou très sévère, et d’élargir cette action au cyberharcèlement, aux violences sexistes et à l’homophobie. »

Une partie de la campagne « Agir contre le harcèlement à l’École » sera orientée contre le harcèlement sexiste et homophobe, tout particulièrement en direction des lycéens.

« Le clip intitulé « Les rumeurs » sera complété par un kit pédagogique portant spécifiquement sur les violences sexistes et incluant des éléments de contexte sur la loi sur le harcèlement.

Parallèlement, une vidéo et un kit pédagogiques adaptés au public adolescent seront réalisés pour lutter contre les violences homophobes.

Chacun de ces kits intégrera la dimension de la cyberviolence : sensibilisation au phénomène, protection contre celui-ci, rôle des témoins en ligne, etc.

Pour le mois de juin et en préparation de la prochaine rentrée, des outils visant à sensibiliser les équipes pédagogiques à la question des discriminations et à favoriser une culture commune en la matière seront également élaborés et diffusés sur internet, dans les écoles et les établissements et auprès des structures qui agissent avec eux. »
De plus, en avril 2013, dans la circulaire d’orientation et de présentation de la rentrée 2013 (circulaire n° 2013-060 du 10 avril 2013), le ministère a très clairement montré sa volonté d’inscrire la lutte contre les discriminations comme une préoccupation pour l’année à venir. Dans les trois discriminations prioritaires pour la prochaine rentrée, nous retrouvons notamment l’homophobie.

« La politique éducative s’inscrit dans le cadre global et cohérent de la politique gouvernementale mise en œuvre depuis la rentrée 2012 et doit combattre toutes les formes de discriminations, qui nuisent à la cohésion sociale et à l’épanouissement de chacun comme individu et comme citoyen. En la matière, trois priorités ont été identifiées : la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, la lutte contre l’homophobie et la promotion de l’égalité entre les filles et les garçons. »

Enfin, Michel TEYCHENNE, chargé de mission à la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, a remis son rapport au ministre de l’éducation nationale le vendredi 3 mai 2013. Outre un état des lieux national, Michel TEYCHENNE fait un certain nombre de propositions qui devraient prochainement être arbitrées par le ministre.


REMERCIEMENTS

Les élu-e-s du conseil académique à la vie lycéenne de l’académie de Clermont-Ferrand remercient :
– madame le recteur de l’académie de Clermont-Ferrand
– madame la déléguée académique à la vie lycéenne
– madame Vigneau-Pélissier, proviseur du lycée de Chamalières
– mesdames Isabelle Dugratoux et Armelle Girand conseillères principales d’éducation,
formatrices associées au CAVL

Avec le soutien du Conseil Régional Auvergne

17 mai 2014 : partenariat avec le rectorat – concours de création d’affiche : « L’homophobie dans l’école »

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Le rectorat de l’académie de Clermont-Ferrand et l’association ALHERT’ ont proposé aux collèges et lycées de l’académie de participer à un concours de création d’affiches sur le thème : l’homophobie dans l’école.

Pour une première, la réussite est au rendez-vous puisque 7 lycées et 8 collèges se sont inscrits et ont produits respectivement 64 et 38 affiches.
Le jury s’est réuni le jeudi 10 avril 2014 et après des échanges très riches compte-tenu de la très grande qualité des productions, a désigné les lauréats du concours :

Lauréat catégorie collège : Collège Condorcet, Puy-Guillaume

Lauréat catégorie lycée : Lycée Descartes, Cournon d’Auvergne.


CONCOURS DE CRÉATION D’AFFICHE : « L’HOMOPHOBIE DANS L’ÉCOLE »

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Dans le cadre de la lutte conter les discriminations inscrite dans la Loi de Refondation de l’école et dans la continuité du projet mené par le conseil académique à la vie lycéenne « Homo, Bi, hétéro, tout se vit, tout se vaut », le rectorat de Clermont-Ferrand et l’association ALHERT’, proposent aux collèges et lycées de l’académie de participer à un concours de création d’affiches sur le thème : L’homophobie dans l’école.

Ce concours, ouvert aux élèves de la 6ème à la terminale, a pour objectif de créer deux affiches, une pour la catégorie collège et une pour la catégorie lycée, qui seront diffusées dans l’ensemble des établissements de l’académie à l’occasion du 17 mai 2014, journée internationale de lutte contre l’homophobie.

Les inscriptions devront parvenir au rectorat, service vie scolaire au plus tard le 31 janvier 2014 et les productions avant le 28 mars 2014.

Les établissements lauréats du concours bénificieront d’une dotation exceptionnelle :
– collège : 500€ pour les fonds du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté
– lycée : 500€ pour les fonds de vie lycéenne

L’association propose des ressources affin d’accompagner les élèves et les équipes éducatives dans leur approche de la lutte contre l’homophobie : >>>> RESSOURCES <<<<

Vous trouverez le réglement du concours en cliquant ici

Pour toute infos merci de contacter le service vie scolaire du rectorat :  davl@ac-clermont.fr

17 mai 2014 Idaho : projection-débat « Droits des lgbt en afrique »

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Dans le cadre de la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie : Les associations ALHERT’ et AIDES proposent une soirée ciné-débat :

« Droits LGBT en Afrique »

Le samedi 17 mai 2014 à 20h

Au cinéma le Rio – 178 rue sous les vignes – 63100 Clermont-Ferrand

– Sélection Africagay contre le SIDA: série documentaire, 2013, Juan GELAS, 30min VF
Africagay contre le SIDA est un réseau de 12 associations issues de 8 pays africains. Le réseau travaille sur la question spécifique des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) et de leur vulnérabilité face au VIH et face à la société. Dans ces documentaires, des militants du Bénin, du Burkina-Faso, du Burundi, du Cameroun, du Sénégal, et du Togo, témoignent de la situation des HSH dans leurs pays, des idées préconçues de la société aux situations concrètes en passant par les difficultés d’accès à la prévention et à la prise en charge du VIH.

– Difficult love (Quand l’amour fait mal), de Zanele MUHOLI : documentaire, 2010, 48min VOST
Zanele Muholi est une photographe sud-africaine. Militante visuelle, elle est aussi réalisatrice : avec Peter Goldsmid, elle a tourné ce documentaire autour de son travail de photographe et de son témoignage de « militante visuelle ». Comparée à d’autres pays du continent noir, la jeune démocratie d’Afrique du Sud paraît particulièrement tolérante. La ville du Cap a même la réputation d’un « African gay paradise ». Mais tout n’est pas aussi rose, et certains quartiers restent dangereux pour les homosexuels. Dans les ghettos et les zones rurales, les lesbiennes sont victimes de viols correctifs et de mises au ban de la communauté. Beaucoup préfèrent rester discrètes. Zanele Muholi adopte une attitude plus militante. Difficult Love évoque les défis auxquels sont confrontées les lesbiennes noires dans le pays aujourd’hui.

Suite à la projection un temps d’échange sera proposé.
Stéphane, militant de Alternatives Cameroun, exilé en France, sera présent pour nous parler de la situation au Cameroun et de son parcours.
Juan Gélas, réalisateur des documentaires de Africagay sera également présent pour nous présenter le travail qu’il a effectué avec les militants du réseau.

Tarif unique : 5€

Séance proposée en partenariat avec l’association AGILE dans le cadre du festival des Homosaïques.